Les évolutions techniques actuelles

Télésurveillance des postes : installation de télésurveillance dans les postes d'éclairage public

La commande d’éclairage public à Paris se fait de 2 manières :

  • Au point lumineux : surtout au nord, les points lumineux sont commandés individuellement ou par petits groupes
  • Par les postes d’éclairage public : surtout au sud, un poste alimente plus d’une centaine de points lumineux

Il s’avère important d’être en mesure de détecter un dysfonctionnement d’un poste, celui-ci pouvant provoquer des problèmes d’allumage ou d’extinction de plusieurs rues simultanément.

EVESA installe dans chaque poste des armoires de télésurveillance. Ces armoires sont équipées d’un automate qui collecte les informations relatives aux états des équipements du poste, et les communique en GPRS ou en 3G à un logiciel de supervision. L’analyse des données reçues permet en particulier de détecter des dysfonctionnements d’équipements, et de réagir rapidement en envoyant des équipes pour des interventions ciblées sur le terrain.

 

Asservissement : implantation d'un réseau de communication urbain pour la commande d'asservissement

L’allumage et l’extinction de l’éclairage public parisien, ainsi que la synchronisation horaire des contrôleurs de carrefours de signalisation tricolore sont aujourd’hui assurés par ErDF via un service appelé Pulsadis. Cette fonction de commande s’appelle 'asservissement'.

Les 200 000 points lumineux d’éclairage public reçoivent leurs ordres d’allumage et d’extinction par l’intermédiaire d’environ 18 000 boitiers placés dans les candélabres, armoires, postes de distribution ou coffrets de façade. Ces boitiers décodent les impulsions d’ordre transmises par 36 postes haute tension sur le réseau ErDF.
Ce service ne sera plus assuré à partir de juillet 2016.

EVESA a donc proposé de mettre en place un réseau de communication urbain. Les 18 000 boîtiers Pulsadis seront remplacés par des boîtiers de commande qui communiquent entre eux par radio et avec des points d’accès spécifiques connectés directement au réseau de fibre optique de la ville de Paris. Un serveur central reçoit une commande d’allumage via un réseau de cellules photoélectriques disposées dans Paris lorsque le seuil de luminosité minimale ou maximale détectée est dépassé.  Cette commande est ensuite transmise à l’ensemble des boîtiers installés sur le terrain en quelques secondes pour un allumage ou une extinction synchronisée par quartiers.
La communication bi-directionnelle avec les équipements permet, outre l’envoi d’une commande d’asservissement, d’obtenir des informations sur l’état des installations (retard d’allumage, panne de lampe, etc.) et la modification à distance des calendriers pour permettre des programmes exceptionnels.
 

Asservissement de l’éclairage des tunnels à la vitesse des véhicules afin d’économiser l’énergie – 1er essai sur le Boulevard Périphérique - tunnel de Vanves  

Eclairage du tunnel de Vanves

 
De jour, l’éclairage d’un tunnel est nécessaire pour éviter l’effet de trou noir. Le besoin d’éclairage est d’autant plus fort que la luminosité extérieure est élevée. C’est pourquoi il existe déjà sur les tunnels du boulevard périphérique rénovés par la Ville de Paris un système d’asservissement à la luminosité extérieure.

L’adaptation de l’œil à ces écarts de luminosité est dépendante de la vitesse du véhicule. Plus le véhicule ira lentement, moins le niveau d’éclairement devra être élevé. La luminance extérieure et la vitesse impactent donc la consommation d’énergie d’un tunnel.

EVESA et la Ville de Paris, en concertation avec le CETU-Centre d’étude de tunnels, vont mettre en œuvre sur des projets tests, des capteurs de vitesse qui permettront d’asservir l’éclairage du tunnel avec la vitesse d’approche des véhicules. En effet, si la vitesse du périphérique est récemment passée à 70 km/h, elle dépasse rarement 50 km/h en journée, du fait du fort trafic parisien et de ses embouteillages. Ce procédé permettra des économies d’énergie importantes (40% d’économies sont envisagées sur le premier tunnel étudié de la Porte de Vanves).

 

Eclairage piéton à LED

Un déploiement qui s’accélère

La source LED et son alimentation électronique permettent d’ajuster, de manière plus fine que les sources traditionnelles, la puissance du luminaire aux besoins d’éclairement. Elles sont donc particulièrement adaptées aux espaces piétons où les puissances nécessaires sont  inférieures à 40 W.

Les luminaires LED représentaient 5% des luminaires posés en Année 2 et 3 du contrat. Ils représenteront au moins 15% en année 4. Plus de 1000 luminaires piétons HAPILED (photos ci-dessous) ont été posés depuis Janvier 2013. De nouveaux produits piétonniers seront prochainement déployés.

 

La source LED

Une réponse adaptée à un éclairage modulable.

La Ville de Paris a retenu pour les espaces piétonniers du stade Jean Bouin le luminaire ALURA dans sa version LED.
La source LED est particulièrement adaptée aux besoins de gradation pour ce périmètre équipé de vidéosurveillance.

Ainsi, les soirs de match, les luminaires apportent les 50 lux nécessaires. En dehors de ces soirs, le niveau obtenu est adapté à l’exigence classique des espaces piétons (10 lux). Soit presque 5 fois moins de consommation.

Eclairage modulable 

 

La mise en lumière des Ponts de Paris

Remplacement des produits AGABEKOV au Xénon.

EVESA et la Ville de Paris ont organisé sur le Pont de Notre-Dame des essais dont l’objectif est de remplacer les réglettes AGABEKOV existantes sur les Ponts de la Seine. Ces luminaires sont énergivores et posent des problèmes en terme de maintenance.

Les réglettes à LED qui ont été proposées consomment 10 fois moins et offrent un panel de température de couleur plus élargi.

Les essais ont permis de valider cette solution alternative.
L’objectif est maintenant de traiter un 1er pont.