Parc et jardins, biodiversité : la lumière ne monte pas jusqu’au ciel

Biodiversité

 

En application du Plan Climat et du Plan Biodiversité de Paris, l’éclairage des espaces verts doit être repensé et adapté afin de ne pas mettre en péril les fragiles continuités écologiques urbaines.

Des actions ont déjà été entreprises par la Ville de Paris (Direction des Espaces Verts et de l’Environnement) sur les parcs et jardins pour limiter la durée d’éclairage, en adoptant un fonctionnement saisonnier des ouvertures et fermetures, et pour déterminer un périmètre à éclairer raisonné : lieux de passage uniquement, hors trames écologiques. EVESA a prolongé cette réflexion en s’appuyant sur les nouvelles technologies, notamment la LED, peu consommatrice et qui dirige précisément le flux lumineux là où il est attendu.


Aujourd’hui d’autres questions restent à poser sur les installations d’éclairage à mettre en œuvre dans les parcs, entre respect de la biodiversité et confort et sécurité des usagers.
L’installation du jardin René Le Gall répond à 3 objectifs :

  • 1) tester les justes niveaux d’éclairement ou de guidage visuel à préconiser sur les parcs et jardins, en fonction des usages et des configurations ;
  • 2) mesurer l’impact sur la biodiversité de cette évolution de l’éclairage ;
  • 3) tester sur des bornes en condition réelle la fiabilité et la faisabilité de l’énergie solaire comme alimentation alternative pour l’éclairage.

Test 1 : Quelles performances d’éclairage exigées dans les parcs et jardins parisiens ? 
Le projet René Le Gall doit servir à valider les prescriptions de niveaux d’éclairement à appliquer sur les parcs et jardins, selon cinq critères retenus : parc ouvert/fermé, fréquentation (faible/forte), type de cheminement (aire dégagée/allée principale/allée secondaire), insécurité (zone prioritaire/incidents/RAS), densité de végétation (couvert/dégagé).
Test 2 : Quel impact des installations d’éclairage mesuré sur la biodiversité dans les parcs et jardins parisiens ? 
La lumière naturelle et ses cycles journaliers et saisonniers influencent fondamentalement les rythmes naturels des organismes vivants, y compris l’humain. La lumière artificielle peut avoir elle aussi des conséquences. En s’appuyant sur les inventaires existants de faune et flore réalisés dans les parcs et jardins sous l’égide de l’Agence de l’Ecologie Urbaine, le test sur le jardin René Le Gall vise à obtenir un retour d’expérience concernant l’impact éventuel sur la biodiversité d’une installation d’éclairage moderne, en LED, par rapport à l’éclairage typique existant.
Test 3 : Quelles alternatives énergétiques faisables et fiables pour alimenter l’éclairage public ? 
Dans un contexte de transition énergétique, la recherche de solutions, non seulement sur la consommation mais également sur les sources de production de l’énergie, concerne aussi l’éclairage public. Les parcs et jardins, qui ont moins de contraintes de sécurité liées à la circulation, sont un bon terrain de test pour des sources d’énergie alternatives au réseau électrique. Le projet René Le Gall testera en parallèle des autres expérimentations deux bornes solaires en conditions réelles, situées respectivement dans des endroits à l’ensoleillement fort, et moyen.

Update

Lundi 25 janvier 2016 a eu lieu la visite du Square René Le Gall. 

Eclairage public, économie d'énergie et biodiversité